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Publié le 09/05/12


Harcèlement sexuel : À l’abrogation, l’Espace Simone de Beauvoir répond par l’indignation

Nantes (Loire-Atlantique).

L'Espace Simone de Beauvoir tient à réagir suite à l'abrogation de la loi sur le harcèlement sexuel par le Conseil Constitutionnel. "Notre indignation est forte et nos interrogations multiples. Nous nous interrogeons sur les modalités de la remise en cause de cette loi. Comment une personne (Gérard Ducray) elle-même reconnue coupable et condamnée, peut-elle remettre en cause la loi qui l'a reconnue coupable et condamnée ? Quel système judiciaire digne de ce nom peut permettre une telle ineptie ? Cependant, les agissements de M. Ducray ne sont pas nos seules sources d'indignation.


Nous souhaitons alerter les pouvoirs publics sur la nécessité de repenser la façon dont les violences faîtes aux femmes sont combattues en France. Les associations perdent une énergie précieuse à se mobiliser contre la remise en cause d'acquis obtenus il y a de cela plus de vingt ans. Afin que cette situation cesse, nous exigeons que les associations féministes obtiennent le statut d'expertes référentes auprès des institutions afin que les décisions en matière d'éducation, de santé, de justice etc' soient enfin cohérentes. Sans cette reconnaissance des associations il n'y aura pas d'égalité femmes-hommes possible.

Nous rappelons que le harcèlement sexuel au travail est un fléau non négligeable, nous avons toutes et tous le droit de travailler dans des conditions décentes, sans subir des assignations, d'un autre âge, liées à notre sexe. Les femmes sont majoritairement les cibles des violences sexistes et sexuelles révélant une situation d'injustice indéniable.

Nous demandons à ce que, dans l'immédiat, le vide juridique soit remplacé dans les plus brefs délais par une loi qui garantisse les droits des victimes, comme le souhaite l'Union Européenne. Dans un second temps, tout aussi immédiat, nous exigeons que les associations féministes tiennent la place qui leur est due afin que les violences de genre fassent l'objet d'une action politique forte. Les données qualitatives et quantitatives font défaut que ce soit au sujet du harcèlement, des violences au sein du couple, des violences sexuelles et de tous les cas de figure, où, pour reprendre la phrase d'Osez le Féminisme : « Ils se lâchent,[et] les femmes trinquent ».

Nous nous associons à toutes les initiatives de l'Association Européenne contre les Violences faîtes aux Femmes au Travail et des associations féministes qui prennent position pour la promulgation d'une loi sur le harcèlement sexuel.
Nous vous invitons à réagir en signant la pétition publiée sur le site change.org : http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/imm%C3%A9diatement-une-nouvelle-loi-r%C3%A9tablissant-le-d%C3%A9lit-de-harc%C3%A8lement-sexuel


Nantes (44)


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